Aller au contenu
Praxis et Visions — Pour des pratiques professionnelles vivantes

Praxis et Visions

Psychanalyse et psychothérapie | Supervision et analyse des pratiques | Genève et Haute-Savoie

  • Accueil
  • À propos
  • La psychanalyse
  • La supervision
  • L’analyse des pratiques
  • La formation
  • Tarifs et modalités
  • Contact
  • Articles
  • +33 6 35 92 34 14 ▾
    Appeler par téléphoneOuvrir WhatsApp
  • Téléphone : +41 76 373 98 76
  • Home
  • Supervision
  • La supervision comme espace de transformation d’évolution et d’accompagnement au changement.

Hakim Ghemmour

Psychanalyste, superviseur en action sociale et médico-sociale

Vous voulez consulter un psychanalyste ?

Psychanalyse et psychothérapie

Vous êtes une institution ?

Supervision et analyse des pratiques
WhatsApp : +33 6 35 92 34 14 Téléphone : +41 76 373 98 76

Genève – Haute-Savoie – Ain – Vaud

La supervision comme espace de transformation d’évolution et d’accompagnement au changement.

Publié le 10 octobre 202613 octobre 2026 Par Hakim Ghemmour Aucun commentaire sur La supervision comme espace de transformation d’évolution et d’accompagnement au changement.
Supervision

La supervision : Un lieu où l’expérience rencontre le monde pour transformer nos pratiques

Le travail sociaux-sanitaire se construit dans la rencontre avec les personnes accompagnées, avec les familles, avec les équipes, mais aussi avec des réalités sociales et institutionnelles  qui sont en constante évolution et adaptation. Chaque situation mobilise des savoirs, des compétences, des émotions, des valeurs et une responsabilité professionnelle. L’action prend forme dans cette rencontre entre ce que le professionnel connaît, ce qu’il observe, ce qu’il ressent et ce que la situation lui demande.

Cette réalité donne à l’expérience une place essentielle dans la construction professionnelle.

Au fil du quotidien, certaines situations nous interpellent davantage que d’autres : une rencontre avec une famille qui nous questionne, une décision difficile à prendre, un désaccord dans une équipe, une situation d’accompagnement qui évolue autrement que prévu. Ces expériences constituent autant d’occasions de revenir sur notre manière d’agir et de nous demander : qu’est-ce que cette situation m’apprend ? Qu’est-ce qu’elle vient questionner dans ma pratique ? Que puis-je en comprendre pour la suite ?

C’est à cet endroit que les espaces de réflexion prennent tout leur sens.

La place de la supervision dans la réflexivité professionnelle

Les institutions disposent de plusieurs dispositifs pour accompagner les professionnel·les : la formation, les réunions d’équipe, l’analyse des pratiques professionnelles (APP), la supervision ou encore l’accompagnement managérial. Chacun possède sa fonction et peut contribuer, en complémentarité avec les autres, au développement des compétences et à l’évolution des pratiques.

Parmi ces dispositifs, la supervision occupe une place particulière parce qu’elle part directement de l’expérience vécue par les professionnel·les.

L’hypothèse développée ici est que la supervision peut constituer un point central de la réflexivité professionnelle. En permettant de reprendre l’expérience, de la mettre en mots et de l’interroger, elle ouvre des possibilités de transformation. Elle accompagne les professionnel·les dans l’évolution de leurs pratiques et peut également permettre aux institutions de mieux comprendre certains besoins issus du terrain.

Ces besoins peuvent ensuite trouver un prolongement dans d’autres dispositifs, notamment la formation. La supervision participe ainsi à un mouvement plus large : l’expérience devient réflexion, la réflexion fait émerger des besoins, la formation apporte de nouvelles ressources et ces ressources viennent enrichir les pratiques.

La supervision peut alors être pensée comme un espace de passage entre l’expérience, la compréhension, le développement des compétences et la transformation de l’action.

1. L’expérience vécue comme point de départ

Dans le travail socio-sanitaire, une part importante de la compétence se construit au contact des situations.

La formation initiale apporte des connaissances, des concepts, des méthodes et des repères éthiques. L’expérience leur donne progressivement une réalité. Elle oblige le professionnel à mobiliser ses ressources dans des situations singulières, auprès de personnes différentes et dans des contextes qui évoluent.

Prenons l’exemple de la distance professionnelle.

Cette notion peut être étudiée en formation et faire l’objet de définitions précises. Sur le terrain, elle prend une tout autre dimension. Elle se travaille lorsqu’une personne accompagnée nous touche particulièrement, lorsqu’une famille sollicite fortement notre engagement ou lorsqu’une situation entre en résonance avec notre propre histoire.

Le.a professionnel.le mobilise alors ses connaissances tout en les ajustant à la réalité qu’il rencontre.

C’est précisément ce que Le Boterf met en évidence lorsqu’il définit la compétence à travers la capacité à mobiliser et à combiner différentes ressources pour agir de manière pertinente dans une situation donnée. La compétence prend ainsi forme dans l’articulation entre les savoirs, l’expérience et l’action.

Revenir sur l’expérience en supervision

Schön prolonge cette réflexion avec la figure du praticien réflexif. Le.a professionnel.le développe son expertise en réfléchissant dans l’action, mais également en revenant sur celle-ci.

La supervision offre un espace privilégié pour effectuer ce retour.

Le.a professionnel.le peut reprendre le fil d’une situation, raconter ce qu’il a vécu, préciser ce qu’il a observé, mettre en mots ce qu’il a ressenti et entendre d’autres manières de comprendre ce qui s’est joué.

Le récit peut alors évoluer.

« Voilà ce qui s’est passé. »

devient progressivement :

« Qu’est-ce qui s’est joué pour moi dans cette situation ? »

Puis :

« Qu’est-ce que cette situation m’apprend sur ma pratique ? »

Et parfois :

« Qu’est-ce qu’elle nous apprend sur notre manière de travailler ensemble ? »

Ce passage de l’expérience à l’élaboration constitue l’une des fonctions essentielles de la supervision.

2. La supervision comme espace tiers

Le quotidien professionnel impose son propre rythme. Il faut accueillir, accompagner, décider, transmettre, répondre aux situations et ajuster continuellement son intervention.

La supervision introduit une autre temporalité : celle de la réflexion, celle de se poser, celle de respirer, celle de s’approprier les événements et les vécus.

Elle permet de suspendre momentanément l’action pour regarder ce qui vient de se passer. Ce temps offre au professionnel la possibilité de prendre de la distance, tout en restant pleinement relié à son expérience.

Le superviseur occupe alors une place de tiers.

Sa position extérieure au fonctionnement quotidien lui permet d’accompagner le questionnement et d’ouvrir différents niveaux de lecture. Par ses questions, ses reformulations et les hypothèses qu’il propose au groupe, il contribue à faire émerger ce qui mérite d’être approfondi.

Les approches psychanalytiques, notamment avec Freud et Lacan, ont montré combien la parole permet de travailler ce qui traverse la relation : les attentes, les représentations, les identifications ou les répétitions.

Rogers apporte une dimension complémentaire en soulignant l’importance d’un climat relationnel fondé sur l’écoute, l’empathie et la congruence. La qualité du cadre permet au professionnel d’explorer ses interrogations et de mettre en mots ses incertitudes.

La supervision permet ainsi de circuler entre plusieurs niveaux :

la personne → la relation → l’équipe → l’organisation → l’institution.

Une difficulté vécue individuellement peut éclairer une dynamique collective. Une situation relationnelle peut révéler une manière de travailler en équipe. Une problématique récurrente peut également faire apparaître une question plus large concernant l’organisation.

La richesse de la supervision réside précisément dans cette capacité à relier ces différentes dimensions.

3. De la compréhension à la transformation des pratiques

La réflexion prend toute sa valeur lorsqu’elle permet au professionnel d’envisager de nouvelles possibilités d’action.

Comprendre autrement une situation modifie déjà la manière de l’aborder.

Un professionnel qui identifie ce qui se joue dans une relation peut ajuster son positionnement. Une équipe qui met en évidence différentes représentations d’une même situation peut construire progressivement des repères communs. Une institution qui repère une problématique récurrente peut réfléchir aux ressources à mobiliser pour accompagner ses équipes.

La supervision soutient ce processus dans la durée.

Une situation est d’abord travaillée.

Une nouvelle compréhension émerge.

Le.a professionnel.le retourne ensuite dans son activité avec un regard différent.

Il expérimente une autre manière d’intervenir, observe ce qu’elle produit et peut revenir en supervision avec cette nouvelle expérience.

Un mouvement circulaire se construit alors :

Expérience → réflexion → compréhension → expérimentation → nouvelle expérience → nouvelle réflexion.

La transformation professionnelle prend ainsi la forme d’un processus continu. Chaque situation peut enrichir la suivante.

La supervision devient un espace où l’expérience professionnelle se transforme progressivement en ressource pour l’action.

4. Accompagner les transformations institutionnelles

Les institutions sociales et sanitaires évoluent avec les transformations de la société, des politiques publiques, des publics accompagnés et des métiers.

Ces évolutions prennent concrètement forme dans le travail quotidien des professionnel·les.

Une nouvelle orientation institutionnelle, une modification de l’organisation ou l’arrivée d’un nouveau dispositif demande aux équipes de comprendre le changement, de se l’approprier et de trouver progressivement la manière de l’intégrer à leurs pratiques.

La supervision peut accompagner ce mouvement.

Elle offre aux professionnel·les un espace pour mettre en mots ce qu’ils vivent, comprendre les enjeux du changement et réfléchir aux ajustements nécessaires dans leur pratique.

Le changement institutionnel peut alors être envisagé comme un processus :

orientation → appropriation → expérimentation → réflexion → ajustement → évolution des pratiques.

La supervision intervient particulièrement dans les moments d’appropriation et d’expérimentation.

Elle permet aux orientations institutionnelles de rencontrer l’expérience du terrain et offre aux professionnel·les la possibilité de participer activement à la manière dont le changement prend forme dans leur activité.

La transformation devient ainsi une construction collective.

5. Supervision et APP : deux espaces complémentaires

La supervision et l’analyse des pratiques professionnelles partagent une même ambition : permettre aux professionnel·les de penser leur activité.

L’APP privilégie généralement l’analyse collective d’une situation de travail. Une situation est présentée, questionnée et explorée par le groupe afin de faire émerger différentes compréhensions et de développer une lecture partagée de l’activité.

La supervision peut approfondir ce travail en accordant une attention particulière à la manière dont le professionnel est engagé dans la situation : son positionnement, ses représentations, ses émotions, ses ressources et sa relation aux autres acteurs.

Les deux dispositifs peuvent donc se nourrir mutuellement.

L’APP favorise l’analyse collective des situations.

La supervision approfondit l’élaboration de l’expérience professionnelle et de l’implication dans l’action.

Ensemble, elles contribuent au développement d’une culture réflexive au sein des équipes.

Cette complémentarité permet également de reconnaître que les besoins évoluent. Certaines situations appellent une analyse collective ; d’autres demandent un travail plus approfondi autour de la relation ou du positionnement professionnel.

L’enjeu devient alors d’articuler les espaces en fonction des besoins qui émergent du travail.

6. Faire émerger les besoins de formation à partir du terrain

L’un des apports particulièrement intéressants de la supervision réside dans sa capacité à faire apparaître des besoins de développement professionnel à partir de situations concrètes.

Imaginons une équipe régulièrement confrontée à des situations d’agressivité.

Les séances de supervision permettent de reprendre plusieurs expériences : comment les situations apparaissent-elles ? Comment les professionnel·les réagissent-ils ? Quelles émotions sont mobilisées ? Comment choisissent-ils leurs stratégies ? Quelles ressources leur seraient utiles ?

Au fil de l’élaboration, l’équipe peut identifier le besoin d’approfondir certaines compétences : techniques de désescalade, communication en situation de tension, compréhension de l’agressivité ou régulation émotionnelle.

Le besoin de formation prend alors naissance dans l’expérience.

Cette articulation donne une autre dimension à la formation. Le professionnel sait pourquoi il apprend et à quelles situations les nouveaux savoirs pourront être reliés.

La supervision contribue ainsi à construire un lien direct entre travail réel et développement des compétences.

7. De la formation à l’agir compétent

Le Boterf nous invite à distinguer la possession de ressources et la capacité à les mobiliser dans une situation.

Cette distinction est fondamentale.

Une formation permet d’acquérir des connaissances, des outils et des méthodes. La compétence se développe lorsque le professionnel parvient à combiner ces ressources et à les ajuster aux situations qu’il rencontre.

La supervision peut accompagner cette dynamique à différents moments.

Avant la formation, elle contribue à préciser les besoins issus du terrain.

Pendant le processus de développement professionnel, elle permet de relier les nouveaux concepts aux situations vécues.

Après la formation, elle accompagne leur mobilisation dans l’activité.

Un professionnel formé à une nouvelle méthode relationnelle peut ainsi l’expérimenter dans différentes situations. Certaines applications seront immédiatement pertinentes. D’autres demanderont des ajustements.

Le retour en supervision permet d’analyser cette expérience : ce qui a été mobilisé, ce qui a produit un effet, les ajustements réalisés et les nouvelles questions qui apparaissent.

La formation et la supervision participent ainsi à un même processus de professionnalisation.

8. Une boucle continue de professionnalisation

Cette articulation permet de penser le développement professionnel comme une boucle :

a. TRAVAIL RÉEL
Le professionnel rencontre des situations dans son activité quotidienne.

↓

b. SUPERVISION
L’expérience est racontée, questionnée et élaborée.

↓

c. IDENTIFICATION DES BESOINS
Des besoins professionnels, collectifs ou institutionnels apparaissent.

↓

d. FORMATION / APP / AUTRES RESSOURCES
De nouveaux savoirs, outils et perspectives sont mobilisés.

↓

e. EXPÉRIMENTATION
Les professionnel·les utilisent ces ressources dans leur activité.

↓

f. RETOUR EN SUPERVISION
L’expérience enrichie revient dans l’espace réflexif.

↓

g. NOUVELLE ÉLABORATION

Cette boucle permet à chaque dispositif d’occuper pleinement sa fonction.

La supervision favorise l’élaboration.

L’APP soutient l’analyse collective.

La formation apporte de nouvelles ressources.

Le management crée les conditions de leur mobilisation.

L’institution donne une orientation et accompagne leur inscription dans le fonctionnement collectif.

La complémentarité de ces espaces construit progressivement un environnement favorable au développement professionnel.

9. La supervision comme interface entre les professionnels et l’institution

Les situations travaillées en supervision constituent une source précieuse de compréhension du travail réel.

Les professionnel·les y parlent de leurs expériences, des évolutions qu’ils observent, des difficultés qu’ils rencontrent, des solutions qu’ils inventent et des compétences qu’ils développent.

Cette connaissance du terrain peut également contribuer à la réflexion institutionnelle.

La confidentialité constitue ici un repère essentiel. Elle permet aux professionnel·les de s’exprimer dans un cadre sécurisant et donne à la supervision sa qualité d’espace tiers.

Une articulation peut alors être pensée entre deux niveaux :

ce qui appartient à l’espace de supervision, c’est-à-dire la parole et les situations des professionnel·les ;

ce qui peut nourrir la réflexion institutionnelle, c’est-à-dire des problématiques générales, anonymisées et travaillées dans un cadre défini collectivement.

Cette distinction permet de préserver la confiance tout en reconnaissant la richesse des connaissances produites par l’expérience.

Les besoins qui apparaissent de manière récurrente peuvent alors contribuer à la réflexion sur les compétences, les formations ou l’évolution des pratiques professionnelles.

La supervision devient ainsi une interface entre l’expérience du terrain et le développement institutionnel.

10. Vers une institution réflexive et apprenante

La notion de praticien réflexif peut finalement être étendue à l’organisation elle-même.

Une institution réflexive développe sa capacité à apprendre de l’expérience de ses professionnel·les.

Elle crée des espaces où les situations peuvent être pensées, où les pratiques peuvent être discutées et où les enseignements issus du terrain peuvent participer à l’évolution collective.

La supervision trouve naturellement sa place dans cette dynamique.

Une situation vécue par un professionnel peut devenir une question partagée par une équipe. Cette question peut faire apparaître un besoin de développement. Ce besoin peut ensuite conduire à une formation, à un projet collectif ou à une évolution organisationnelle.

L’expérience individuelle contribue alors à une intelligence collective.

L’institution devient apprenante lorsqu’elle crée les conditions permettant cette circulation entre expérience, réflexion, apprentissage et transformation.

La supervision participe pleinement à ce mouvement.

11. Développer le pouvoir d’agir

Placer la supervision au cœur de la réflexivité professionnelle conduit enfin à penser sa contribution au pouvoir d’agir.

Pour le professionnel, elle permet de mieux comprendre son action, de reconnaître ses ressources et d’élargir ses possibilités d’intervention.

Au sein de l’équipe, elle favorise le partage des expériences, la confrontation des regards et la construction progressive de repères communs.

Pour l’institution, elle contribue à identifier les ressources dont les professionnel·les ont besoin pour accompagner l’évolution de leurs pratiques.

Le pouvoir d’agir se construit ainsi dans une articulation entre dimensions individuelles, collectives et institutionnelles.

La supervision participe à cette dynamique en permettant aux professionnel·les de devenir davantage auteurs de leur pratique et aux institutions de mieux accompagner les transformations du travail.

Conclusion — Faire de la supervision un carrefour de la professionnalisation

La supervision peut occuper une place centrale dans les dispositifs de réflexion professionnelle parce qu’elle part directement de l’expérience vécue.

Elle offre un espace où cette expérience peut être racontée, questionnée, comprise et transformée.

À partir de ce travail, plusieurs mouvements deviennent possibles : ajuster un positionnement professionnel, faire évoluer une pratique collective, accompagner un changement institutionnel, identifier un besoin de développement ou faire émerger une demande de formation.

La formation apporte ensuite de nouvelles ressources. Ces ressources sont mobilisées dans le travail, confrontées aux situations réelles et progressivement transformées en compétences.

L’expérience revient alors nourrir la réflexion.

Le mouvement devient circulaire :

Expérience → supervision → réflexivité → identification des besoins → formation → développement des compétences → expérimentation → évolution des pratiques → nouvelle expérience.

Cette dynamique permet de penser ensemble supervision, APP, formation, management et développement institutionnel. Chaque dispositif conserve sa fonction et contribue à un même processus : accompagner les professionnel·les et les institutions dans leur capacité à apprendre de l’expérience et à faire évoluer leurs pratiques.

La supervision occupe une place singulière dans cet ensemble. Elle se situe au croisement du vécu, de la parole, de la réflexion et de l’action.

Elle peut ainsi devenir un carrefour de la professionnalisation, un espace à partir duquel une situation individuelle peut ouvrir une réflexion collective, une réflexion collective faire émerger un besoin de formation, et une formation nourrir à son tour de nouvelles pratiques.

Relier apprentissage et transformation des pratiques

Penser la supervision de cette manière invite également à élargir notre regard sur la professionnalisation. L’apprentissage professionnel se construit dans une circulation continue entre les savoirs acquis, l’expérience vécue, la réflexion et l’expérimentation.

La supervision accompagne cette circulation.

Elle offre aux professionnel·les un espace pour comprendre ce qu’ils vivent, développer leurs ressources et faire évoluer leur manière d’agir. Elle offre également aux institutions une occasion de rester en prise avec le travail réel et d’accompagner les transformations à partir de l’expérience de celles et ceux qui les vivent.

Mettre la supervision au cœur de la réflexivité revient ainsi à créer un espace où l’expérience peut devenir compréhension, où la compréhension peut devenir apprentissage, et où l’apprentissage peut devenir transformation.

Article de Hakim Ghemmour, également publié sur le Portail de l’Analyse des Pratiques.

Navigation de l’article

❮ Article précédent: Analyse réflexive d’une séance en foyer pour enfants en situation d’handicap à Genève – Suisse.
Article suivant: La supervision interroge les habitudes les évidences et les croyances ❯

You may also like

Passerelle en bois dans une forêt verdoyante, éclairée par le soleil.
Analyse des pratiques
Ce qui évolue après une séance
23 octobre 2026
Supervision
La supervision interroge les habitudes les évidences et les croyances
11 octobre 2026

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Galerie

Dessin humoristique : deux personnages pensent exactement comme tout le monde.Dessin humoristique sur le piédestal et le socle commun.Dessin humoristique : les questions face à un billet trouvé au sol.Dessin humoristique sur les informations que l’on choisit de transmettre.Superviser, c’est prendre de la distance : dessin humoristique au bord d’une falaise.Les ingrédients du superviseur : empathie, analyse, conseils, sagesse et retours.Charlie Brown et Snoopy : tous les autres jours, nous allons vivre.

Institutions avec lesquelles j’ai collaboré

Des collaborations en Suisse et en Haute-Savoie.

  • Logo 143.ch – La Main Tendue143.ch – La Main Tendue
  • Logo Alfa3aAlfa3a
  • Logo APEI Thonon ChablaisAPEI Thonon Chablais
  • Logo Apprentis d’AuteuilApprentis d’Auteuil
  • Logo ARIESARIES
  • Logo ARS Auvergne-Rhône-AlpesARS Auvergne-Rhône-Alpes
  • Logo Association Maison Saint-MartinAssociation Maison Saint-Martin
  • Logo ATMP 74ATMP 74
  • Logo Centre Arthur LavyCentre Arthur Lavy
  • Logo Centre hospitalier Annecy GenevoisCentre hospitalier Annecy Genevois
  • Logo Clinique et Permanence d’OnexClinique et Permanence d’Onex
  • Logo Département de la Haute-SavoieDépartement de la Haute-Savoie
  • Logo de la Fondation des EVE du secteur Université – EVE AllobrogesEVE Allobroges – Fondation du secteur Université
  • Logo Espoir 74Espoir 74
  • Logo Familles GenèveFamilles Genève
  • Logo Fondation Cognacq-JayFondation Cognacq-Jay
  • Logo Fondation OVEFondation OVE
  • Logo Habitat et HumanismeEHPAD Les Balcons du Lac – Habitat et Humanisme
  • Logo Haute école de travail social GenèveHaute école de travail social Genève
  • Logo Hôpitaux du LémanHôpitaux du Léman
  • Logo IniceaInicea
  • Logo Les BartavellesLes Bartavelles
  • Logo Les PEP 73-74Les PEP 73-74
  • Logo OrTra santé-social GenèveOrTra santé-social Genève
  • Logo PassagePassage
  • Logo Sauvegarde de l’enfance et de l’adolescence des SavoieSauvegarde de l’enfance et de l’adolescence des Savoie
  • Logo SOS FemmesSOS Femmes
  • Logo Thonon-les-BainsThonon-les-Bains
  • Logo Un Chez-soi d’abord – AxiHome 74Un Chez-soi d’abord – AxiHome 74
  • Logo Ville de GenèveVille de Genève
  • Logo VISION SVISION S
  • Logo Fondation Sgipa – GenèveFondation Sgipa – Genève
  • Logo EPDA de prévention spécialisée – Haute-SavoieEPDA de prévention spécialisée – Haute-Savoie
  • Logo Eliken ServicesEliken Services

Retrouvez-moi aussi sur

Fiche de Hakim Ghemmour sur le Portail APP Fiche Resalib de Hakim Ghemmour Hakim Ghemmour dans l’annuaire ARS des superviseurs L’@psychanalyse Fiche ASIE / Psychasoc de Hakim Ghemmour Fiche Soindispo de Hakim Ghemmour Hakim Ghemmour dans la liste des superviseurs agréés HES-SO
  • Politique de cookies (UE)
  • Politique de confidentialité
  • Mentions légales

Tous droits réservés © 2026 Praxis et Visions.

Votre choix concernant les cookies

Ce site utilise des cookies nécessaires à son fonctionnement. Les cookies facultatifs nécessitent votre accord. Vous pouvez tout accepter, tout refuser ou choisir vos préférences. Votre refus ne bloque pas l’accès au site. Modifiez votre choix à tout moment avec « Gérer les cookies ».

Consulter la politique de cookies

Fonctionnel Toujours activé
L’accès ou le stockage technique est strictement nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de permettre l’utilisation d’un service spécifique explicitement demandé par l’abonné ou l’utilisateur, ou dans le seul but d’effectuer la transmission d’une communication sur un réseau de communications électroniques.
Préférences
L’accès ou le stockage technique est nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de stocker des préférences qui ne sont pas demandées par l’abonné ou l’internaute.
Statistiques
Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement à des fins statistiques. Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement dans des finalités statistiques anonymes. En l’absence d’une assignation à comparaître, d’une conformité volontaire de la part de votre fournisseur d’accès à internet ou d’enregistrements supplémentaires provenant d’une tierce partie, les informations stockées ou extraites à cette seule fin ne peuvent généralement pas être utilisées pour vous identifier.
Marketing
L’accès ou le stockage technique est nécessaire pour créer des profils d’internautes afin d’envoyer des publicités, ou pour suivre l’utilisateur sur un site web ou sur plusieurs sites web ayant des finalités marketing similaires.
  • Gérer les options
  • Gérer les services
  • Gérer {vendor_count} fournisseurs
  • En savoir plus sur ces finalités
Voir les préférences
  • {title}
  • {title}
  • {title}